Inauguration Eglises ouvertes

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 Les photos ici : Inauguration Eglises ouvertes

 

Discours de M. le Maire :

 

M.TILLIE,

Mr l’abbé Denis,

Mme Henneron,

Mesdames et Messieurs les membres de l’équipe d’animation,

Mesdames, messieurs,

Je tiens à vous saluer tous en vos grades et qualités respectives. En effet, ce jour n’est pas tout à fait comme les autres.

Je tiens à excuser les quelques personnes qui n’ont pas pu se libérer aujourd’hui pour être parmi nous.

Plus que jamais, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, l’église est au cœur de notre histoire. Elle marque en quelque sorte le chemin parcouru … C’est un point de repère dans le paysage, une référence commune pour les habitants.

La nôtre n’est pas si vieille, elle date de 1869-1870. De style néogothique, elle n’était que la reconstruction d’une ancienne église du XIIème siècle, plus petite, dont il ne reste que peu de vestiges.

Certaines villes ont un beffroi et une cathédrale. Nous, nous n’avons qu’une église, symbole aussi de nos libertés communales et de notre volonté d’indépendance.

Grâce à l’aide de quelques historiens locaux, dont Florent Thorel, président du comité d’histoire, de Benoît Louvet, également enseignant, et de Marcel Bertin, qui est un peu la mémoire du village, nous avons pu progresser sur le sujet, qui est un peu le thème récurrent des Journées du Patrimoine organisées mi-septembre.

J’ai été modestement le catalyseur de cette aventure, mon humble personne de féru d’histoire venant dynamiter les quelques cloisons qui peuvent exister entre diverses disciplines, faisant avancer tel ou tel dossier, notamment la restauration du clocher avec l’aide de la Fondation du Patrimoine, restauration intervenue dès 2008-2009.

Notre participation à « village-patrimoine » aussitôt après est venue parfaire l’œuvre  entreprise. Enfin, la création du Comité d’Histoire, déjà évoquée, est venue compléter le travail accompli.

Notre adhésion à « Eglises ouvertes » est venue en quelque sorte achever le travail engagé. Je remercie le Conseil Municipal qui m’a suivi sur ce plan. Je remercie Jacques   BULTEL, et son épouse Marie-Thérèse qui m’ont suggéré d’œuvrer en ce sens. En fait « églises ouvertes », c’est un concept que j’ai découvert dans un village des Pyrénées il y a  trois ans. Dans les Pyrénées où existe un mouvement similaire. Et je me suis dit que ce ne serait pas idiot de le développer à Roquetoire. « Open churches, un patrimoine  sans frontière », disent-ils.

Un réseau qui existe surtout en Belgique et au Luxembourg, qui commence à se développer  France ( dans les Hauts-de-France et en Bourgogne et Franche-Comté et Normandie notamment) :  425 édifices religieux ouverts et accueillants au cœur de l’Europe.

Alors que la pratique religieuse va en déclinant, il est important que certaines personnes privilégient  nos vieilles pierres. Ces vieux édifices sont capables de parler même quand les hommes deviennent muets. Ces églises nous parlent, de notre histoire, de ceux qui nous ont précédés, de la nécessité de la communauté, de la transcendance.

Ces églises sont nos racines et nos ailes.

Ouvrir les églises, c’est un moyen de se prémunir des vols ou des incivilités. Quand une présence est permanente, quand il y a de la fréquentation, cela joue en faveur du respect des lieux. Ce que recherchent les voleurs ou les vandales, c’est la tranquillité. Une église fermée peut inciter au vol plus qu’une église ouverte.

Ajoutez à cela quelques restaurations bienvenues et effectuées localement. La découverte de la statue de Saint-Michel chez M. Demarles. Désormais, la statue est dans l’église. Merci, Robert de l’avoir restaurée.

Aujourd’hui, la restauration du Christ trouvé chez M. Bourlard, et le travail d’ébéniste entrepris par Joël Gouget. Merci à eux pour cette initiative.

Avant-hier, le soin apporté à un calvaire à Camberny et le fleurissement de son carrefour. Hier, la restauration de la chapelle May qui a permis de faire travailler une entreprise d’insertion.

Demain peut-être, si les bonnes volontés sont suffisantes, l’inauguration d’une randonnée des chapelles.

Demain peut-être aussi, le retour de la cayelle-prêchoir, on dit aussi la chaire, à la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Tout contribue à rendre à notre église Saint-Michel un  statut particulier.

Demain enfin aussi un ouvrage du comité d’histoire consacré à notre église, à sa construction, à son entretien.

Les animations contribuent à rendre notre église vivante. Il y a l’association Saint-Michel certes qui rend moins douloureuse la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Qui prend à sa charge le ramassage du papier et du carton pour financer le chauffage de l’église. Et pour qui nous nous attachons à trouver une solution au niveau de l’intercommunalité.

Il y aussi notre chorale que je tiens à remercier pour sa participation et sa vitalité.

Il y a aussi l’harmonie qui rehausse de sa présence certains événements.

Il y aura peut-être à l’avenir d’autres événements culturels qui emprunteront ce cadre magnifique et bénéficieront de son acoustique hors du commun.

 

J’entends parler d’un mouvement de restructuration des paroisses, qui me rappelle furieusement celui qui a marqué récemment l’histoire de nos communes, qui me rappelle également la réforme des services de l’Etat. J’espère qu’elle n’aura pas les mêmes conséquences ! Je suis issu de la campagne et j’ai connu l’époque où nos villages débordaient de vie, où ils étaient animés. La tournure que prennent les territoires ruraux me peine énormément. Ce n’est pas en fermant toujours plus de services publics, toujours plus de commerces locaux qu’on construit l’avenir !

 

L’avenir nous appartient. A nous de le rendre désirable.